Les retombées socio-économiques locales du projet
- Equité :
-
disposition à respecter les droits de chacun
(Larousse).
- Le touriste s’engage à respecter le pays d’accueil (les habitants, le milieu, la culture) et les hôtes reçoivent le touriste comme une personne à part entière et pas seulement comme un consommateur - payeur.
- Concrètement, le respect des habitants par le touriste suppose d’abord la rémunération de leur travail sans prélèvement abusif par un intermédiaire, ni de pression sur les prix dans un esprit de concurrence « au moins disant », de manière à leur assurer des conditions de vie satisfaisantes.
- Solidarité :
-
dépendance mutuelle entre les hommes qui fait que les uns ne peuvent être heureux et se développer que si les autres le peuvent aussi
(Larousse).
- La solidarité du touriste vis à vis de ses hôtes s’exprime par le paiement du séjour à un prix équitable et le désir de connaître la réalité locale pour faire vivre une action de développement.
- Elle peut déboucher, de manière plus large, sur d’autres projets locaux de développement, dans les domaines de la pêche, l’agriculture, l’élevage, la filière du vin de palme ou encore la valorisation des algues marines dans l’alimentation du bétail …
- La solidarité entre les partenaires locaux du projet et la population s’exprime par la redistribution locale des revenus du tourisme : salaires des employés du campement, revenus de la vente des produits agricoles et artisanaux locaux, revenus des artisans locaux appelés à travailler sur place … Ces revenus doivent améliorer les conditions de vie de la population et permettre à une partie de la population active de « vivre aux pays » et non de trouver dans l’émigration saisonnière vers la capitale ou l’expatriation (clandestine et mal accueillie) vers un pays « riche » le seul moyen de gagner sa vie.
Concrètement, le projet « GNILMAN » prévoit :
- l’utilisation des produits locaux de l’agriculture, l’élevage et la pêche, à des prix rémunérateurs pour les producteurs.
- la création d’au moins 3 emplois à temps complet et 4 emplois à temps partiel.
- l’aide au transport des élèves entre Palmarin Ngounoumane (site des écoles) et Diakhanor (site de Gnilman) avec les véhicules de Gnilman.
- l’animation rémunérée de soirées culturelles au campement par des groupes folkloriques locaux.
- l’acheminement de médicaments pour le dispensaire et de fournitures scolaires.
- la redistribution d’une partie des bénéfices du campement lorsque le projet aura atteint son régime de croisière (délai estimé : 5 ans ; montant projeté : 2% du Chiffre d’Affaires si possible) à des groupements économiques constitués, choisis en liaison avec la Communauté Rurale (municipalité) sur la base de critères à définir (solidité des projets, …)
- l’action en faveur de jumelages scolaires ou culturels avec des partenaires étrangers, en particulier français. D’ores et déjà, des contacts ont été pris avec des écoles et des groupes folkloriques de Lozère (sud de la France).